Le Monastier-sur-Gazelle : l’ensemble Alfred de Vigny a fait revivre l’école française romantique de cor à la Musique des cuivres

Après cinq jours de rythmes jazzy et autres fanfares rock ou métal, mercredi soir le festival La musique des cuivres s’est offert une pause romantique à souhait. Pour un soir, c’est l’église abbatiale Saint Théofrède qui a servi d’écrin de velours à l’ensemble Alfred de Vigny. « J’aime le son du cor, le soir, au fond des bois… », c’est en référence à ce poème et en hommage à Alfred de Vigny qui l’écrivit, que David Guerrier a ainsi baptisé son tout nouveau sextuor de cors.
Avec des formations différentes, c’est la 3e fois que David Guerrier se produit au festival La musique des cuivres.
Ce jeune et talentueux musicien n’a que 28 ans et depuis longtemps déjà un parcours phénoménal : à treize ans, il remporte le 1er prix du concours international de trompette de Marktneukirchen en Allemagne.
Commence alors un parcours exceptionnel, jalonné de succès éclatants parmi lesquels le 1er prix du concours de l’International Trumpet Guild Competition à New York, le 1er prix du concours international Maurice André à Paris en 2000 qui récompense la création mondiale du
deuxième concerto pour trompette de Nicolas Bacri et le 1er prix du concours international de l’ARD à Munich, en septembre 2003, qui consacre David Guerrier comme l’un des meilleurs trompettistes du monde.
Il pratique aussi le tuba, le violon et bien sûr le cor, qu’il n’a débuté qu’à l’âge de 18 ans.
Il est le seul exemple de musicien qui soit parvenu à maîtriser à la fois la trompette et le cor, cette association étant morphologiquement extrêmement difficile ; elle lui vaut le surnom de « l’extraterrestre ».
Il a également obtenu deux victoires de la musique en 2004 et 2007 au titre de soliste instrumental de l’année.

2018-11-27T21:05:07+00:00